Chers consoeurs et confrères,
L'idée de créer le SPEL a germé du constat d'une mixité impossible : un syndicat ne peut à la fois défendre les intérêts socio- économiques des salariés et des libéraux. Notre profession émergente s'en était accommodée pendant 50 ans. Actuellement, le nombre des psychologues exerçant en libéral augmente constamment, et notre secteur ne peut plus désormais se contenter d'être simplement représenté et pas défendu.
L'évolution vers la conception d'un syndicat regroupant uniquement des psychologues libéraux s'est imposée : Le 17 janvier 2003 le Syndicat des Psychologues en Exercice Libéral (SPEL) a été crée par une poignée de psychologues bien décidé(e)s à faire absolument valoir les idées fondatrices de l'exercice libéral tant sur le plan philosophique que social et économique. Une place restait à prendre dans le panorama des organisations de psychologues dont aucune n'avait jamais pointé la spécificité du libéral. Nous avons fait ce pas au bon moment et occupons désormais cette place avec entre autre pour vocation : l'ouverture vers la jeunesse et l'engagement à dire les choses avec la tradition du vrai syndicaliste à mille lieux de la corruption et de la langue de bois.
Afin d'être représentatif sur un plan national et Européen, le SPEL adhère à l'UNAPL.
Qu'est-ce- que l'UNAPL ?
C'est la plus grande Centrale syndicale représentative des professionnels libéraux. Elle regroupe 62 organisations représentatives syndicales. Elle a pour objet la promotion, le développement et la défense des professions libérales. Et pour mission de faire reconnaître la place et le rôle majeurs des professions libérales comme acteurs économiques au cœur du dialogue social.
L'UNAPL nous permet d'être représenté auprès des instances nationales et européennes.
Les propositions de l'UNAPL :
Conférer aux professions libérales, une représentation adaptée à leur poids économique et social, au sein de toutes les instances de réflexion et de concertation.
Encourager l'exercice libéral indépendant pour répondre aux besoins de la population.
Aider à l'insertion des jeunes professionnels en créant un statut de collaborateur libéral.
Lutter pour une fiscalité plus équitable.
Revoir les régimes de retraite.
Concevoir un véritable statut pour l'élu professionnel indépendant car contrairement aux salariés, libéraux qui s'investissent dans la défense des intérêts des membres de leur profession, subissent une perte importante de revenus et sont donc découragés et pénalisés à exercer des fonctions syndicales.
|
Les conditions de militantisme du secteur libéral sont particulières :
Les psychologues engagés dans les actions syndicales supportent une perte de clientèle et un manque à gagner lorsqu'ils cessent leur travail pour vous représenter dans les instances nationales ou européennes.
Il est à souligner que les problèmes des libéraux soulevés comportent toujours un caractère d'urgence (fiscalité, installation, médiation etc…)
Grâce à son autonomie, le SPEL a une marge d'action plus rapide et donc une efficacité accrue.
L' Europe se constitue, les directives européennes sur les qualifications sont quasiment votées dans leurs rédactions définitives. Viennent le tour des directives sur les services, dont 80% concernent les professions libérales qui doivent s'attendre à une concurrence accrue. Nous avons le devoir réagir et d'agir...
Les préoccupations majeures et actuelles des psychologues libéraux en ces temps économiquement difficiles sont :
1. Faire valoir leur indépendance, leurs pratiques diverses, dans le respect du code de déontologie, de la responsabilité personnelle et du secret professionnel.
2. Continuer à apporter à la population un service de qualité et adapté aux attentes en terme de proximité et de disponibilité.
3. Affirmer leur rôle majeur au sein de la société. Ils sont générateurs d'équilibre dans tous les domaines.
4. Sortir de l'isolement des cabinets et rencontrer d'autres professionnels libéraux.
5. Etre représentés dans les instances officielles.
6. Lutter contre la concurrence déloyale.
7. Lutter contre une fiscalité trop lourde.
En conclusion
Actuellement, la psychologie libérale plus que jamais a un avenir. Il est très important que nos consoeurs et confrères en prennent conscience.
Contrairement à d'autres pays, en France par manque de réflexions sur l'originalité du métier de psychologue, on continue à l'assimiler au médical ou au paramédical notamment lorsqu'il est évoqué le « non conventionnement » des honoraires par la sécurité sociale. L'honnêteté intellectuelle implique de lever cette erreur par des explications claires : le psychologue est en dehors du médical.
La pratique du libéral nous permet d'affirmer catégoriquement le bien fondé du paiement des honoraires par les demandeurs de consultations puisqu'ils sollicitent de plus en plus les cabinets privés, donc comprennent implicitement le sens de cet acte.
Actuellement, le système social ne parle que de « droits » et de « prises en charge », alors que la démarche en psychologie tend à responsabiliser la personne et à la rendre autonome.
Le paiement participe aussi à la restauration du psychisme, signifiant à la personne la valeur qu'elle s'octroie.
Les services publiques étant saturés, les cabinets libéraux devraient avoir une extension beaucoup plus importante qu'il n'apparaît actuellement. C'est une réflexion fondamentale que le SPEL développe pour l'avenir des jeunes professionnels qui s'installent. Il reste encore beaucoup à innover, et nous souhaitons que cela se fasse avec le plus grand nombre.
De par votre futur engagement, vous ne laissez plus les autres décider à votre place,
Venez nous rejoindre. »
A suivre et bien confraternellement…
Le Bureau du SPEL